3). 4). Le poèteL: le genie, l'art et la science. Un modèle idé […] Lire la suite Le rationalisme classique. La théorie classique de l’imitation de la nature. De fait, l'«Essai sur le goût» qui sert d'introduction à l'ouvrage, ainsi que les articles «Beau», «Enthousiasme» ou «Génie», C’est l’âge classique qui, en reprenant les chapitres initiaux de La Poétique d’Aristote, élève l’imitation au niveau d’un principe esthétique. Il n'est pas indifférent de remarquer que ce phénomène est simultané à un moment de l'histoire où le gouvernement est à l'apogée de sa puissance. L'influence des théoriciens italiens. Le terme abstrait est toujours préféré au détail pittoresque. Rousseau et de Diderot ; soumise au règne de l'imitation et aux idéaux de l'âge classique, la pensée conformiste de Marmontel accuserait un temps de retard. La question des règles. III). Quoique infléchie vers le matérialisme, la théorie, fidèle aux Anciens, recommande l' imitation des classiques et de la nature, mais annonce, par sa doctrine du génie, le passage du classicisme au romantisme. L’imitation des anciens, qui avait son origine dans Ronsard, est le principe fondamental de la doctrine classique, parce qu’il a imposé aux écrivains le souci de l’art. L'histoire des unités est traitée en une cinquantaine de pages. 8. Voir ibid., p. 170-171, l'analyse de l'œuvre de Virgile par Scaliger : « L'imitation de la nature devient l'imitation des Anciens. La forme est soumise à de fortes contraintes : la langue classique est marquée par un souci constant de pureté et d'harmonie.L'Académie française, crée par Richelieu en 1635, a d'ailleurs pour vocation de fixer et d'officialiser les normes, tant grammaticales que lexicales, de la … 4). 2). ... les chapitres concernant l'imitation de la nature, l'imitation de» anciens, la vraisemblance, les bienséances. Ce désir de l’universel domine, le style classique rejette le particulier. Les fondements de la doctrine classique. Payot, Lausanne, 1931 Nizet, (plusieurs rééditions entre les années 1940 et 70). Antoine Adam, Histoire de la littérature française au XVII e siècle, Paris, Albin Michel, 1997. C'est ainsi que les Grecs de l'Antiquité estimaient que le « cosmos » était un modèle d'ordre et de beauté.Le rôle de l'artiste consistait, donc, à reproduire ou à copier le plus fidèlement possible la nature, qui incarne cet idéal de beauté. René Bray, La Formation de la doctrine classique en France, Hachette, 1927. P. Bénichou, Morales du grand siècle, 1948, existe en folio essais. 1). Le culte d'Aristotle. Ce n’est qu’en imitant les anciens qu’on peut parvenir à exceller, et même à devenir inimitable; et l’on peut dire des artistes de l’antiquité, et surtout des Grecs, ce qu’on a dit d’Homère: plus nous étudieront leurs ouvrages, plus nous les admirerons, parce que la véritable beauté brille d’autant plus qu’on l’examine avec plus d’attention. II). L'origine de la doctrine classique ne doit être cherchée ni en France ni en Espagne, mais dans l'Italie de la Renaissance. La nature peut être regardée comme la plus belle des œuvres d'art. 5). Au sens strict, le classicisme représente bien la période de la littérature et de l'art français qui s'étend de 1661 à 1685, ce qui correspond à la toute-puissance de la monarchie absolue. L'imitation de la nature. 9. L'imitation présuppose un modèle. Plus que l’individu, c’est la nature humaine qui intéresse les classiques. Mais il est vrai que Diderot s’inspire ici surtout de l’abbé Batteux, qui voyait dans l’imitation non de la nature, mais de la « belle nature », le principe de tous les beaux-arts (1746, Les Beaux-Arts réduits à un même principe). 6). Les fins de la poésie: art et morale. René Bray, La Formation de la doctrine classique en France, 1927 (réimprimé Paris, Nizet, 1963), p. 140-190. L'imitation des anciens. On recherche ce qui est exemplaire plutôt que ce qui est original.