Tintir indique que s'y trouvaient quatre quartiers, du nord au sud : Bab-Lugalirra (« porte de Lugalirra »), KUMAR (ou KU'ARA), TUBA (deux noms d'anciennes villes sumériennes) et un dernier dont le nom n'est pas compris[72],[71]. Ruines du Palais nord sur le site de Babylone. Son fils Nabuchodonosor II (605 av. Il est mentionné par Hérodote et Diodore de Sicile, et a pu faire l'objet de fouilles car il est désormais à sec en raison du déplacement du cours du fleuve. Cependant le commerce régional et local est plus important. Elle reste une ville commerciale active, où on trouve des communautés de divers horizons en plus des communautés babylonienne et grecque (qui se sont sans doute liées depuis longtemps), notamment des marchands de Palmyre, tandis que les premières communautés chrétiennes s'installent dans la région[60]. Il n'empêche que Babylone reste une ville très importante et prestigieuse notamment parce que son rôle de centre religieux se développe, comme en témoigne le fait que l'Esagil reçoive des donations de terres conséquentes et que Marduk s'affirme peu à peu en tant que figure divine souveraine dans les sources de cette période[30]. Aujourd’hui l’Irak veut valoriser son patrimoine pour favoriser le tourisme et se rétablir de la guerre, mais le pays reste dans un contexte politique et social complexe. Le tout constituait donc un système défensif de plus de 100 mètres de large, agrémenté de tours défensives à des intervalles réguliers. Ces conflits ont une nouvelle fois fortement touché Babylone et sa région, notamment du fait des exactions perpétrées par le général parthe Himéros. Cela a donné naissance à une vie cultuelle et intellectuelle très dynamique. Quant à l'organisme dirigeant la communauté babylonienne autochtone, le conseil issu de l'administration du temple de l'Esagil et dirigé par l'administrateur de ce dernier, il se réunit dans le « Bâtiment des délibérations » (Bīt milki), situé dans un parc intra-urbain, le « Verger aux Genévriers » (GIŠ.KIRI6 ŠEM.LI) qui serait localisé au sud de la ville près de la porte d'Urash et qui abriterait également des temples[135]. Les fouilles n'ont dégagé qu'une maigre partie du site, mais elles ont permis de connaître les principaux monuments officiels (palais et temples), un quartier résidentiel, ainsi que les remparts et les portes, donnant une vue d'ensemble du site. Il s'agit d'un bâtiment de dimensions 34,80 × 20,50 mètres, érigé sur une terrasse artificielle, dont les structures sont peu visibles. Babylone est également une ville commerciale majeure, jouant un rôle de carrefour régional et international grâce aux voies terrestres et fluviales majeures la desservant[111]. L'enceinte interne était épaisse de 6,50 mètres, puis un espace de 7,20 mètres la séparait de l'enceinte externe, large de 3,72 mètres. Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter: Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Vers 1235 av. La réalité archéologique sur le site en 2014: Le site de Babylone est situé en Irak, une région au contexte difficile suite à la guerre et à la présence des troupes armées américaines. La troisième cour, au centre de l'édifice, est la plus vaste de toutes (66 × 55 m) et ouvrait par trois portes sur son côté sud vers la salle du trône. Pour la période néo-babylonienne, les tombes sont essentiellement retrouvées sous des résidences, suivant l'habitude mésopotamienne qui voulait qu'on enterre les défunts de la famille sous la résidence de leurs descendants pour permettre de garder le lien entre morts et vivants de la communauté, lien qui s'exprime notamment dans un culte des morts. J.-C.) recensant les diverses plantes qui poussaient dans un d'entre eux, provenant parfois de régions lointaines[132]. Son ascension rapide n'en est donc que plus remarquable. Elles sont organisées de façon caractéristique autour d'un espace central qui peut-être ouvert et d'une pièce de réception rectangulaire donnant sur les autres salles dont la fonction est généralement impossible à définir. Trad. Ce sont ces travaux qui vont contribuer à l'image, légendaire, reproduite par des auteurs étrangers comme Hérodote, Ctésias ou les rédacteurs de la Bible hébraïque, d'une ville ceinte par des murailles impressionnantes, et dominée par des monuments remarquables qui sont alors agrandis ou restaurés : palais royaux, temples, ziggurat, artères principales, dont la « Voie processionnelle » partant de la porte d'Ishtar. Le palais du tell Babil est également exploré, ainsi que des temples sur le tell d'Ishin Aswad, la « Voie processionnelle » et le quartier résidentiel du Merkès à partir de 1907. 41, no. Une autre partie notable du palais est le « Bâtiment voûté », situé au nord-est, mesurant environ 50 × 40 m et disposant de murs épais, sans doute une sorte d'entrepôt. Ils restent les chantiers principaux. Il était supporté par sept piliers en briques et en pierre dont trois ont pu être bien dégagés, en forme de bateaux et mesurant 21 × 9 mètres. L'ensemble cultuel principal de Babylone est celui dédié au dieu de la cité, Marduk, l'Esagil (sumérien É.SAG.ÍL, quelque chose comme « Maison à la tête haute »), terme qui pouvait désigner le temple bas seul ou bien l'ensemble du sanctuaire, ziggurat comprise[138]. Dans son stade final, il était organisé autour de cinq unités architecturales se succédant d'est en ouest, chacune organisées autour de grandes cours situées en leur centre et assurant la communication. J'ai entendu beaucoup de chose concernant cette ville, et en particulier que c'est un mythe. Finalement, une documentation impressionnante et de grande qualité au regard des autres chantiers de l'époque a pu être collectée pour être analysée, mais l'ampleur du site fait que seule une petite partie en est connue même si les principaux bâtiments ont été explorés. Un des ouvrages majeurs liés à l'Euphrate est le pont long de plus de 120 mètres qui l'enjambait au niveau du quartier sacré et permettait de relier les deux parties de la ville intérieure[89],[90]. Dans les représentations, la tour prend des formes très variées (pyramidale, conique, rampe hélicoïdale, base carrée, etc. Par son importance politique et culturelle, Babylone a durablement marqué les esprits et est devenu un élément à part entière de l'imaginaire et des mythes de plusieurs civilisations, même longtemps après sa chute. La symbolique de l'édifice, si on suit son nom, est de constituer une sorte de lien entre la Terre, monde des humains, et le Ciel, monde des dieux, et même de symboliser l'endroit où Marduk a créé le Monde, son centre[143]. L'espace situé sur cette rive entre le fleuve et la limite orientale de l'enceinte intérieure couvre entre 450 et 500 hectares, et dispose des principaux monuments de la ville, à commencer par le secteur palatial, situé sur le tell du Kasr (ou Qasr, le « château » en arabe), et le secteur du temple de Marduk, l'Esagil, sur le tell Amran ibn Ali, jouxté au nord par sa ziggurat, Etemenanki, dont il ne reste plus que les tracés sur le sol dans une dépression appelée Sahn. Ce texte mentionne une ville nommée BA7.BA7 ou BAR.KI.BAR, dont le souverain (ENSÍ) commémore la construction du temple du dieu AMAR.UTU, qui est aux périodes ultérieures la forme sumérienne du nom de Marduk, divinité tutélaire de Babylone, ce qui semble un argument probant pour l'identification de cette ville. Ils ont été recherchés dans le secteur palatial du Kasr à la suite des textes les décrivant, en privilégiant les constructions aux murs épais, propres à supporter les lourds jardins, et les édifices aux fonctions mal identifiées[128]. Après la chute de l'empire perse, Alexandre le Grand réside quelque temps dans un des palais de Babylone, où il meurt. Les portes principales pouvaient être voûtées. La ziggurat en elle-même a disparu depuis l'Antiquité, et seules ses fondations ont pu être fouillées, le reste des connaissances permettant de tenter de restituer son aspect provenant de la Tablette de l'Esagil qui en donne les dimensions et également d'une représentation de l'édifice sur une stèle[142]. ), était encore, au temps d'Hérodote, la première ville du monde. Le premier roi de la dynastie, Sumu-la-El, a construit un nouveau mur d'enceinte pour la ville et le palais royal que ses successeurs occupent après lui, avant Ammi-ditana qui semble en construire un autre (à moins qu'il ne s'agisse d'une restauration, les textes ne distinguant pas forcément les deux). Il s'agissait donc sans doute du secteur administratif du sanctuaire de Marduk, l'Esagil étant un temple richement doté en terres, employant un personnel pléthorique d'esclaves, dépendants et autres partenaires économiques (notamment les familles de notables locaux). Alexandre patronne des restaurations de canaux et dans l'Esagil, s'y installe quelques mois après son expédition en Inde avant d'y mourir en juin 323[50]. Nous vous proposons de faire un bref résumé de la situation actuelle. La réalité archéologique sur le site en 2014: Le site de Babylone est situé en Irak, une région au contexte difficile suite à la guerre et à la présence des troupes … Babylone devient alors la plus grande puissance politique de Mésopotamie. Cette fonction de capitale du cosmos s'étendait à toute la ville, puisque parmi les épithètes s'appliquant à celle-ci se trouvait un « Lien entre le Ciel et la Terre »[162]. Une autre solution pour clore le débat par l'inexistence des jardins suspendus est de supposer qu'ils dérivent d'une exagération à partir des jardins royaux babyloniens due à un auteur antique qui aurait servi de source unique aux autres[131]. À partir du début du IIe millénaire av. Seul le premier a pu être correctement exploré par les archéologues, et les deux autres sont mal connus. Après leur chute, plusieurs dynasties étrangères se succèdent à Babylone, et même si la ville n'est pas leur capitale, elle conserve une importance notable jusqu'aux derniers siècles av. Plus tard le centre de gravité de leur royaume se déplace vers l'ouest et Antioche devient la capitale principale de leurs successeurs, qui perdent progressivement la Babylonie face à l'avancée des Parthes qui la dominent définitivement sous Mithridate II (123-88 av. L'apparence de la ville de Babylone est encore moins bien connue à la période kassite qu'à la paléo-babylonienne, en l'absence d'inscriptions de fondation commémorant des travaux dans cette ville et parce que les niveaux archéologiques n'ont pas pu être fouillés pour les mêmes raisons que ceux de la période précédente[33]. Alors que la ville est peu mentionnée dans la documentation de la seconde moitié du IIIe millénaire av. Ses contours sont de forme grossièrement triangulaire (en fait une sorte de trapèze), et elle couvre entre 12 et 15 kilomètres, plus de 800 mètres ayant été fouillés. Les habitants de cette région parlent l'akkadien (ou le chaldéen). J.-C. et la conquête perse, Babylone est la capitale du plus puissant empire du Moyen-Orient, ce qui explique sa croissance. Une des résidences mises au jour dans le quartier du Merkes. 114-125. Elle donne à ces deux zones réunies, la ville intérieure, une forme rectangulaire que le fleuve coupe en deux dans le sens nord-sud. Le patrimoine de la famille (au sens large) est bien connu par le texte de son héritage, partagé entre trois ayants droit : il est alors constitué de terrains à Babylone et dans les alentours, jusque dans les villes voisines de Borsippa et Kish ; parallèlement, des liens familiaux ont été noués avec d'autres notables. Sous le règne de Hammurabi, dans la première moitié du XVIIIe siècle av. L’Irak est regardé comme étant le berceau de l’Humanité et la région comporte plus de 12500 sites. Au cours des siècles suivants, Babylone sera abandonnée. Certains textes sont attribués à des auteurs dont le nom renvoie au temple ou au dieu et qui ont manifestement été des prêtres du temple : l'Épopée d'Erra de Kabti-ilani-Marduk, récit cherchant à légitimer la période chaotique que connaît Babylone au début du Ier millénaire av. Le centre de la ville de Babylone est situé sur la rive gauche de l'ancien cours de l'Euphrate[69]. Des festivités ont régulièrement lieu à Babylone[10]. Un texte illustre ainsi le recrutement d'un astrologue/astronome : il reprenait la charge exercée par son père, ce qui était courant chez les lettrés de l'époque, mais il devait quand même passer un examen devant le conseil du temple pour prouver ses compétences. Les strates basses de la société de Babylone ne sont guère mieux documentées[109]. Ceux-ci considérés comme l'une des Sept Merveilles du monde contribuent à asseoir l'image de faste et de civilisation associée à cette grande capitale antique. Il faut alors envisager ou bien une erreur de conception surprenante, ou bien que ce pan de la muraille existait mais qu'il a disparu[78]. Il était rémunéré par un salaire annuel et un champ qui lui était concédé. Le seul quartier d'habitation à avoir été fouillé est situé sur le site du Merkes, à l'est de la Voie processionnelle et du complexe sacré, entre les anciens quartiers de Ka-dingirra, Eridu et Shuanna. Un premier objectif est d'effectuer des relevés topographiques et stratigraphiques visant à corriger et compléter les fouilles de l'époque de Koldewey, en mettant notamment en avant le rehaussement de la cité en lien avec les problèmes hydrographiques du site[8]. J.-C., ses successeurs rentrent dans une querelle de succession qui est fatale à leur royaume. Cela justifie la présence d'un important personnel cultuel, les erīb bīti, seule catégorie habilitée à pénétrer dans l'espace sacré du sanctuaire et à y accomplir les rituels. Maquette proposant une reconstitution de la ziggurat de Babylone, Pergamon Museum. J.-C.[157]. Il est généralement considéré que c'est à ce moment qu'est rédigé le texte topographique appelé d'après son incipit TINTIR=Babilu, qui rapporte notamment l'emplacement de tous les lieux de culte de la ville, en conséquence de ce statut de ville sainte pour Babylone[38]. Les rois de Babylone ont du mal à affirmer leur domination sur la région et les dynasties sont très instables[40]. D'autres campagnes suivirent durant la seconde moitié du XXe siècle, précisant les connaissances sur le site, dont la majeure partie reste cependant inexplorée, alors que les perspectives de fouilles sont limitées depuis la mise en œuvre d'un programme de reconstruction de certains monuments et surtout le déclenchement de plusieurs conflits en Irak à partir de 1990. Les résidences ont au minimum 8 pièces et au maximum une vingtaine. Tout le long des campagnes de fouilles menées à Babylone depuis le milieu du XIXe siècle, des tombes ont été mises au jour en plusieurs endroits. Les tombes sont alors pour la plupart en fosse[114]. Merci. J.-C., la Babylonie est submergée par les incursions de plusieurs peuples nomades, dont les Araméens. Les auteurs grecs et latins de l'Antiquité ont été les témoins de la décadence de Babylone[164], mais ont préservé le souvenir de sa grandeur, en donnant une image largement mythifiée qui reflétait sans doute bien mal la réalité à laquelle ceux qui ont réellement visité la ville ont pu être confrontés, et influencé jusqu'aux archéologues contemporains qui ont souvent été guidés par ces textes pour conduire leurs recherches (comme le démontre la recherche des jardins suspendus). Les relevés archéologiques sont maigres et les apports les plus appréciables des fouilles sont plusieurs lots de tablettes scolaires, religieuses et économiques trouvés dans la zone du Merkes[22]. Vous trouverez mentions nombreuses de Babylone dans la Bible, car c'était le centre de l'empire Perse et c'est là que furent amenés les déportés d'Israël. Mais le culte nécessite également la participation d'un personnel plus large, notamment des artisans fournissant des aliments et des objets de culte. Pour Matthieu, deux noms sont décisifs pour comprendre "d'où" vient Jésus-Christ: Abraham et David. J.-C. les Babyloniaka, livre en grec dont il ne reste plus que des citations et résumés, visant à présenter la tradition babylonienne à un public lettré grec[156],[131]. Des locaux qui jusqu'à présent collectaient surtout des briques sur place s'emparèrent aussi des objets anciens qu'ils y trouvaient pour les revendre sur les marchés voisins. J.-C. par une offensive surprise contre la porte d'Enlil au nord-ouest de la ville, la lutte tourne court et la cité et l'empire tout entier tombent entre ses mains. La fête religieuse principale de Babylone est l'akītu qui avait lieu au Nouvel An, à l'équinoxe de printemps (21 mars), et qui dure douze journées, nécessitant la participation du roi en personne[149]. Iddin-Marduk de la famille des descendants de Nur-Sîn monte ainsi un réseau de collecte puis d'acheminement vers Babylone des productions de paysans localisés à proximité d'un canal (céréales, dattes et légumes avant tout). J.-C. durant le règne de Nabuchodonosor II qui dirige alors un empire dominant une vaste partie du Moyen-Orient. Les sanctuaires de ce dieu sont devenus le plus vaste et le plus prestigieux ensemble cultuel de la Mésopotamie antique, et cette l'affirmation de Babylone comme ville sainte s'est aussi répercutée dans le développement de nombreux autres sanctuaires. En revanche, les arabes et les juifs d’Irak en conservèrent la connaissance. Le bīt akītu, temple où se déroulaient les cérémonies finales de la fête-akītu, se situait au-delà de l'enceinte intérieure. Les explorations des sites de la Mésopotamie antique débutèrent dans le courant de la première moitié du XIXe siècle et se firent plus intenses dans les décennies qui suivirent. Babylone reste une ville importante de l'empire même si elle n'en est pas la capitale, et la Babylonie entière est une région cruciale où la noblesse perse dispose de vastes domaines. Tintir donne les noms de 43 temples situés à l'intérieur de Babylone, dont 13 pour le seul « quartier sacré », Eridu. À cela s'ajoutent divers textes cunéiformes, comme les inscriptions royales commémorant des travaux importants ou des sources de nature gestionnaire et administrative donnant des informations sur la société, l'économie et l'organisation politique de la ville ainsi que des textes religieux rapportant des pratiques cultuelles et illustrant le statut sacré de la ville. C'est là qu'a été mis au jour le seul lot d'archive palatial notable de l'époque néo-babylonienne, daté de 595 à 570 av. H. Gasche, « Les palais perses achéménides de Babylone », dans J. Perrot (dir.). J.-C. et 610 av. Après sa victoire, Marduk crée le Monde avec la dépouille de Tiamat, et en son centre, au lieu de jonction du Ciel et de la Terre, il installe les grands dieux à Babylone, sa ville qu'ils construisent, en commençant par son grand temple. Crimes, complots, passions qui se réveillent et se déchaînent, votre roman navigue entre thriller et saga historique… C.D. La « porte des Dieux » est devenue progressivement le principal centre religieux de la Mésopotamie, évolution qu'il est difficile de ne pas mettre en parallèle avec son affirmation comme capitale politique majeure de la partie sud de celle-ci, qui était la région la plus rayonnante sur le plan culturel et religieux. En effet, le site de Babylone est retenu pour établir le « camp Alpha », une base militaire américano-polonaise de 150 hectares et au moins 2 000 soldats, comprenant notamment un héliport militaire. J.-C.), les mieux connues par les résultats des fouilles archéologiques (à l'issue desquelles la plupart des découvertes ont été attribuées à la première de ces trois périodes, ce qui est désormais remis en question) et les différents textes locaux ou extérieurs[64],[65]. L'espace urbain de Babylone peut être divisé en trois entités, les deux premières étant les plus anciennement peuplées et les plus densément occupées aux époques néo-babylonienne et perse, le troisième ne s'intégrant dans la ville qu'à une époque récente, sans doute celle de Nabuchodonosor II. L'Esagil reste le lieu de culte majeur de la ville. La porte d’Ishtar va être rénovée, ainsi que les temples de Ninmakh et de Nabu-sha-Khare, d’ici à 2014. L'Épopée de la Création était récitée pour rappeler les hauts faits de ce dieu au cours d'une procession parcourant la ville. Ils se chargent également de la commercialisation des produits agricoles depuis ces terrains et d'autres situés plus loin, en utilisant le réseau de canaux pour leur transport. Cette image négative du terme Babylone a traversé le temps. Elle consiste en une succession de trois murs, celui du milieu étant le plus solide, séparés par un fossé. J.-C., et son abandon est à dater des siècles suivants, donc sous la domination des Sassanides qui est généralement considérée comme la période de disparition définitive de l'antique culture mésopotamienne dans ce lieu même[62]. La réplique de Sennacherib est terrible, et le récit qu'il en laisse est plein de haine contre Babylone : il aurait massacré une grande partie de sa population et détruit une grande partie de la ville en détournant les eaux du fleuve sur elle, puis rasé ses murailles et le sanctuaire de Marduk dont il emporte la statue. D'autres fêtes importantes avaient lieu dans la ville, par exemple un rituel de « mariage sacré » (hašādu) entre Marduk et Sarpanitu, ou un autre mettant en scène un Marduk infidèle poursuivant Ishtar de ses assiduités tout en étant lui-même pourchassé par son épouse légitime[150]. Lors de la redécouverte et des fouilles de Babylone (dans le sud de l'Irak actuel) au début du XXe siècle, l'emplacement des jardins suspendus a été cherché. Groupe Babylone est une société indépendante, fondée par des entrepreneurs qui ont su prendre leur place dans un environnement concurrentiel, ou la marque doit savoir s’imposer. Saddam Hussein laisse même des inscriptions de fondation comme le faisaient les anciens souverains babyloniens, et se fait construire un palais sur une des trois collines artificielles qui sont alors érigées sur le site. J.-C., un ensemble de tablettes enregistrant les livraisons et la distribution de produits pour des rations alimentaires d'entretiens en céréales, dattes et huile distribuées à des dépendants du palais. Pour améliorer le transit de marchandises et de personnes, les quais de la partie est furent réaménagés au temps de Nabuchodonosor II. C'est donc à Babylone que s'ébauche le premier partage de l'empire entre ses généraux, les Diadoques, qui ne tardent pas de se déchirer dans des luttes qui touchent durement la Babylonie et sa plus grande ville. J.-C.), est un personnage énigmatique qui se met à dos une partie de l'élite de son royaume, dont le clergé de Marduk car il semble délaisser ce dieu au profit de sa divinité favorite, le dieu-lune Sîn. Cet édifice, qui comptait sans doute un étage supérieur, avait un plan original, qui résultait sans doute d'une histoire complexe qui n'est pas encore bien comprise, puisqu'il se pourrait que plusieurs des unités qui le composent soient en fait d'époque achéménide[120]. Discussion sur ce récit et son sens dans M. Ricolleau, A. Vernay-Nouri, « Babylone dans la tradition arabe », dans, F. Richard, « Babylone dans la tradition iranienne », dans, M.-T. Gousset, « Images médiévales de Babylone dans les manuscrits occidentaux », dans, U.S. Department of Defense Legacy Resource Mangement Program (DoDLRMP), Dernière modification le 22 décembre 2020, à 14:25, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Babylone&oldid=177917521, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Les chantiers sont interrompus en 1990 par la guerre du Golfe. Une vingtaine de canaux est mentionnée dans les textes, dont Libil-he(n)galla (« Qu'il apporte l'abondance ! Quatre d'entre elles, situées dans la moitié occidentale, ont été dégagées et identifiées (celles d'Ishtar, de Marduk, de Zababa et d'Urash), les autres, celles de la partie orientale, n'étant situées que de façon imprécise (portes d'Enlil, du Roi, d'Adad et de Shamash)[83],[84]. J.-C. et s'en proclame roi. Cela va de concert avec l'affirmation de la prééminence de Marduk en tant que roi des dieux, qui se manifeste dans la rédaction vers le XIIe siècle av. Celle-ci est exsangue au moment où Séleucos Ier réussit, à l'issue de la guerre babylonienne, à raffermir sa domination sur la région en 311[51]. La vie économique et sociale de la ville transparaît également dans des textes économiques, administratifs et scolaires de cette période[47]. J.-C. Margueron, « Aux origines du plan de Babylone », dans C. Breniquet et C. Kepinski (dir. Sa voirie est caractérisée par des rues étroites approximativement rectilignes et se coupant quasiment à angles droits. Son fils Hammurabi (1793-1750 av. Glassner, « L'Etemenanki, armature du cosmos », dans, R. Rollinger, « L'image et la postérité de Babylone dans les sources classiques », dans, J. García Recio, « L'image de Babylone dans les sources bibliques », dans. De plus, des textes du même type ont été retrouvés dans des résidences privées de lettrés (travaillant de toute manière pour le compte des temples), qui servaient aussi parfois d'école de scribes[151]. Nabonide avait notamment quitté la cité de Babylone pour installer son gouvernement dans la ville Oasis de Teiman, et son absence de Babylone interdisait de facto aux prêtres de Marduk de procéder aux célébrations de nouvelle année qui requéraient la présence du roi[45]. La cour de celui de Nabû ša harê est recouverte de bitume et ses murs portent un décor sommaire en noir et blanc. Elle nécessitait la présence de la statue du dieu et du souverain, et dans les périodes d'instabilité ou après une défaite militaire ayant entraîné la capture de la statue par un ennemi son déroulement était impossible, ce qui était vu comme un grand malheur. L'essor de Babylone vient avec l'émergence d'une dynastie d'origine amorrite, qui débute vers 1894 avec un certain Sumu-abum (1894-1881 av. Elle abritait alors une population très cosmopolite, avec la venue de déportés, mais aussi de marchands, de militaires et d'administrateurs de Syrie, du Levant, et plus tard de Perses et d'une communauté grecque[102]. Cette muraille comprenait deux unités architecturales organisées chacune autour d'une cour à l'est, à côté de la porte monumentale ouvrant sur la Voie processionnelle, et plusieurs pièces au sud. J.-C.). Détruits par Sennacherib, ils ont été reconstruits par ses successeurs Assarhaddon et Assurbanipal, puis les premiers rois néo-babyloniens Nabopolassar et Nabuchodonosor II. Son organisation est similaire à celle des autres portes fouillées : une avant-porte de taille réduite et défendue par deux tours avancées donnait accès à la porte principale flanquée de tours plus imposantes, le tout sur une longueur d'environ 50 mètres.