CITRUS PARADISI


 

Français:

Pompelmoes (a. 1665), pompelmous (a. 1666), pampelmous (a. 1677), pamplemousse (a. 1685), pampelmouse (Gallesio 1811, et pompolmoes, pampelmous, pompelmous, pompelmus), pompelmouse (Risso 1818), pampelimousse « espèce d'oranger des Indes, à fruit de la grosseur de la tête d'un homme » (Alberti 1834 cf. Académie Française 1878), oranger pampelmousse ou pompelmos (Roubaudi 1843: « ...les fruits ont la grosseur des plus forts melons »), pamplemousse (Nouvel Alberti 1855), grapefruit.


Italien:

Pampelimosa (Alberti 1834, 1855), pompelmo (a. 1825, selon DEI mais sans références), grapefruit (à cause des fruits réunis en grappes).


Corse:

Limunone, pumpelmu (Culioli).


 

Pour les hésitations et les confusions entre le pamplemousse et le pomelo, nous renvoyons à la rubrique Citrus grandis, supra. Lachiver considère que « le pomelo est le fruit du Citrus paradisi, souvent vendu, et à tort, sous le nom de pamplemousse. C'est le grape-fruit des Anglais...On le cultive en Corse. Le pomelo est jaune, parfois rose et son goût est sucré » (p. 1344) et il précise que le pamplemousse est le « ... nom donné à tort au pomelo. On le consomme le plus souvent en confiture » (p. 1244).

Pour Spina-Di Martino le Citrus paradisi Mac fayden est le pamplemousse ou pompelmo, appelé aussi Grape-fruit. Avec ses variétés Duncan, Marsh seedless, Oroblanco, Star Ruby. C'est Israël qui en a la plus grande surface cultivée sur le pourtour méditerranéen. A. Colombo pense que le Citrus paradisi est un hybride probable de Citrus maxima (pomelo) et de Citrus sinensis ou oranger doux. Pour d'autres il s'agirait d'une mutation du pomelo. Il est originaire des îles Barbades, et appelé par les Anglais grape-fruit. Parmi les cultivars il cite: Marsh, Golden Special, Duncan, Foster et ceux à pulpe rose: Star Ruby, Red Blush.

Les dictionnaires entretiennent la confusion: pour Zingarelli 1994 it. pompelmo correspond à Citrus paradisi, de même pour Devoto-Oli 1971, mais dans l'édition de 1992 il y a confusion entre les noms scientifiques du pamplemousse et du pomelo, in TLF les deux termes sont synonymes.

 

Malais pumpulmas > fr. pompelmoes/pompelmous/pamplemousse (a. 1685) par l'intermédiaire du néerl. pompelmoes (selon Bloch-Wartburg, < pompel 'gros' + subst. malaisien limoes 'citron').

It. pampelimosa < néerl. pompelmoes et it. pompelmo < lat. scientifique Pompelmus employé par Volkamer 1713 (transcription latine de néerl. pompelmoes). A remarquer que Gallesio 1811 utilise les formes pompolmoes, pampelmous, pompelmous, pompelmus, pampelmouse.


 

En conclusion, nous pouvons dire que les Arabes ont introduit très tôt le pompoléon [Citrus grandis] sur le pourtour du Bassin Méditerranéen. Au XVIIe siècle les Hollandais rapportent du Sud-Est asiatique le pamplemoussier à fruits très gros [Citrus paradisi] que les Anglais, probablement, importent aux Antilles. Une mutation donnera naissance à une variété, à fruits moins gros et comestibles que les Américains vont commercialiser sous le nom de pomelo que l'on confondra avec le pompoléon. A noter qu'une variété autochtone de pomelo en Italie du Sud produit des fruits plus gros que le pomelo que l'on trouve actuellement sur les marchés européens et qui ressemble davantage au melon d'Espagne, cf. sic. aranciu di Spagna ou pomelo.

 

 

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