L'onde incidente s'écrit .
Dans le plan des trous pris comme origine des
,
elle vaut simplement
.
Le coefficient de transmission du masque composé des deux trous
peut s'écrire comme la somme de deux petites portes bidimensionnelles
identiques de largeur
dans les deux directions
et
:
Ce qui, en utilisant la propriété
peut se modéliser par deux distributions de Dirac bidimensionnelles
L'application du principe de Huyghens-Fresnel (voir paragraphe XXX)
permet alors d'érire l'onde sortant des trous comme la somme de
deux ondes sphériques d'amplitudes :
avec
et
(resp.
)
désignant la distance entre le trou 1 (resp. 2) et le point courant.
On est alors ramené au problème de l'interférence
de deux ondes sphériques étudié dans l'introduction
de ce chapitre (LIEN). La constante
est simplement proportionnelle à l'amplitude incidente
et à la surface du trou
.
Lorsque la distance
est grande devant la séparation
des trous, et si on se place près du centre du champ d'interférences,
l'onde sphérique peut être assimilée à une onde
plane en effectuant le développement limité au premier ordre
en
et
:
d'où
On est en présence de l'interférence de deux ondes planes
dont les cosinus directeurs (projections de
sur l'axe
)
sont
et
.
L'intensité au point
de coordonnées
dans le champ d'interférences a été écrite
dans le paragraphe 1 :
On observe des franges de contraste 1 et d'interfrange .
Ces franges résultent de l'interférence de deux points du
même
front d'onde de l'onde incidente. Les interférences existent quelle
que soit la distance
entre les deux trous, même s'ils sont distants de plusieurs kilomètres
: c'est une conséquence du fait que tous les points du front d'onde
sont en phase. Cette propriété s'appelle la cohérence
spatiale de l'onde. Il existe des ondes qui ne sont pas parfaitement
spatialement cohérentes, par exemple les ondes provenant de sources
larges (une lampe, le Soleil...). L'étude des interférences
produites par ce type d'onde permet d'obtenir des informations sur leur
source ; les applications sont nombreuses notamment en astrophysique (mesures
des premiers diamètres angulaires d'étoiles dans les années
1920).
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de Michelson